Description
Iels dorment sur nos trottoirs,
privés des fondamentaux à vivre.
Des mots, fragments de vies cabossées,
qui disent l’incongru, soif, faim, froid, abri,
dans un pays à richesses débordées.
Alors voir et dire,
l’ordinaire inacceptable
l’habitude irrecevable
L’œil, la langue et la main dans un souffle,
pour tenter de rendre un peu de dignité,
à celleux qui penchent
et que le collectif oublie trop souvent.
Au sol, des vivants, parfois des morts.
Le bitume n’efface pas l’humanité.




