Description
Parfois,
la vie ressemble à une fine porcelaine
en forme d’écuelle
décorée à la feuille et ornée de fils d’or
qu’on remplit d’un brouet douteux
et épais comme une chiasse
*
Il n’y a rien, dans ce qu’il dit, que le non-dit ne dise pas mieux.
Il travaille pour gagner sa vie, mais avec ce sentiment que la vie qu’il gagne, ce n’est pas la sienne.
Écrans plats, ventres plats, discours plats – monde plat.
La journée a mal commencé – et puis le vent s’est levé et puis un cœur a percé le bitume et puis une fourmi a pris le monde sur son dos et puis un chien a hurlé à la vie et puis la rage s’est dénouée dans ma gorge – et alors tout va mieux.
*
Nébuleux de naissance, Cyril C.Sarot est né sans même laisser une lettre pour expliquer son geste.
C’était déjà suspect. La suite ne fut qu’une longue confirmation de ces débuts interlopes et ratés : étudiant poussif, salarié paresseux, il a très vite compris que l’indolence était un horizon, le dilettantisme un allié. Depuis il se complaît dans le parasitisme existentiel. Et ce ne sont pas les quelques livres semés sur le parcours qui le sortiront de l’ornière, ou le sauveront de son néant : Juste qu’on peut vivre (Gros Textes, 2018), 474 variations avec le mot travail (Gros Textes, 2020), Les noces de monsieur Schnouf (Lamiroy, 2021), Le retour à l’emploi (Cactus Inébranlable, 2024).




